AGROFORESTERIE
  CÔTE D'IVOIRE
Présentation
Avec la volaille et les petits ruminants, les porcs constituent les animaux les plus communs des campagnes ivoiriennes. Cependant l’élevage intensif ne date, lui, que des années 90 ; ce qui fait de cette filière l’une des plus récentes du secteur de la production animale. L’élevage porcin prend son envol en 1990 à la faveur du second plan de diversification de la production agricole. Cette période coïncide également avec une multiplication des fermes, ainsi qu’une adoption des races exotiques. C’est dans cette période faste que nait la Société Ivoirienne d’Abattage et de Charcuterie (SIVAC). On assiste dans la même période à la construction à Abidjan de nombreux points de vente de viande de porc et à une promotion de la consommation de cette denrée. La jeune filière est malheureusement frappée de plein fouet en 1996 par la peste porcine africaine, qui décime 64 % des races améliorées et 32 % des races locales. Sitôt relevée, la filière subit les affres de la crise politico-militaire des années 2000 et doit faire face aux importations massives de viande congelée. Après moult péripéties, la filière tente de retrouver ses marques.

Les races
On rencontre deux types de porcs dans les élevages ivoiriens. On a d’une part les porcs locaux et les porcs modernes.
La race locale
Cette race es constituée par des porcs de petit gabarit et au pelage noir. Ces animaux extrêmement rustiques sont connus pour leur résistance accrue aux maladies et leur forte tendance à l’engraissement. Ces porcs tardifs fournissent cependant peu de muscles et ont un indice de conversion alimentaire très médiocre.
Les races importées
De nombreuses races importées ont fait leur preuve en Cote d’Ivoire. On trouve dans cette catégorie la race Landrace, le Piétrain et la race métis de Korhogo. Ces animaux se distinguent par un taux de conversion alimentaire remarquable, une production massive de muscles et une grande précocité. Contrairement aux porcs locaux, ils engraissent peu.


Types d'élévage
Les élevages villageois constituent 75% des effectifs. Ces élevages constitués pour l’essentiel de races locales ne rencontrent pas de problèmes de commercialisation, car l’autoconsommation familiale y prédomine. Les animaux sont laissés en divagation et ne reçoivent aucun soin particulier. A côté de ses élevages, on rencontre les élevages traditionnels améliorés et les élevages modernes. Dans les premiers, on retrouve aussi bien des races locales que des races exotiques, tandis que les seconds ne sont constitués que de races améliorées. Dans les élevages traditionnels améliorés les éleveurs nourrissent occasionnellement leurs bêtes et leurs prodiguent des soins élémentaires tels que le déparasitage. Les élevages modernes sont caractérisés, eux, par un suivi méticuleux des bêtes. La reproduction, ainsi que l’alimentation sont l’objet de stricts contrôles.


les défis
Divers obstacles freinent l’expansion de la porciculture en Côte d’Ivoire. Au premier plan, on retrouve les contraintes économiques que sont le manque de financement, le coût prohibitif des intrants et la faible rentabilité des élevages. A cela, il faut ajouter le risque de résurgence de la peste porcine africaine, les importations de viande congelée et le manque de structuration de la filière.




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© 2017 agroforesterie.ciDernière mise à jour : Vendredi 24 Juillet 2020